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Direction : Franca Cibecchini (DRASSM), Sabrina Marlier (Arkaeos), Jean-Michel Minvielle (FFESSM).
COH : Christian Péron (DRASSM) assisté par Michel Chapron (scaph. pro. III A) et Antoine Coupey (scaph. pro. II A)
Assistants direction : Mourad El-Amouri (Arkaeos) et Souen Fontaine (Arkaeos)
Etude de la cargaison : Franca Cibecchini (DRASSM) et Martine Sciallano (Musée municipal d’Histoire et d’Archéologie, Hyères)
Etude d’architecture navale :Sabrina Marlier (MDAA) et Carlos de Juan (ITesub), avec la collaboration de Pierre Poveda (CCJ)
Etudes dendrochronologiques et xylologiques : Frédéric Guibal (IMEP) et Sandra Greck (Arkaeos)
Restauration-conservation : Lila Reboul (DRASSM)
Photographie : Teddy Seguin
Médiation : F. Cibecchini (DRASSM), D. Djaoui (MdAa)

DRASSM (Ministère de la Culture et de la Communication)
CTC (Collectivité Territoriale de Corse)
FFESSM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins )
HC (Conseil Général de la Haute Corse)
MDAA (Musée départemental Arles antique, CG13)
CCJ (Centre Camille Jullian, UMR 6573 CNRS - Univ. de Provence)
IMEP (Institut Méditerranéen d’Ecologie et de Paléoécologie, UMR 6116 CNRS - Univ. Paul Cézanne)
Mairie de Rogliano

 suivre la campagne 2011 au jour le jour ...

Dolium in situ.
Cl. Teddy Seguin

Relevé au conformateur d’un bord de dolium in situ
Cl. Teddy Seguin.

Plomb de sonde mis au jour à proximité immédiate de la coque
Cl. Teddy Seguin
Cl.

nettoyage des concrétions sur un timbre sur dolium
Cl. Teddy Seguin

Dégagement de la coque du navire.
Cl. Teddy Seguin

Remontée d’une membrure de l’épave pour étude à terre avant ré-immersion
Cl. Teddy Seguin

Dolium in situ
Cl. Teddy Seguin

Déplacement d’un fragment de dolium à l’aide d’un parachute
Cl. Teddy Seguin

Ouest Giraglia 2

2010-2011 - Epoque romaine - Corse

La fouille programmée de l’épave Ouest Giraglia 2 s’est déroulée durant deux campagnes, l’une en juin 2010, l’autre en juin 2011.

Découverte par 34 m de fond au Cap Corse, à proximité de l’île de la Giraglia (Ersa, Corse 2B) et déclarée en 2008, l’épave Ouest Giraglia 2 a fait l’objet, en juin 2009, d’une opération de sondage dirigée par son inventeur, J.-M. Minvielle (FFESSM), assisté, pour l’étude archéologique, par M. Sciallano (Musée d’Histoire et d’Archéologie d’Hyères, Var). Le site correspond à une épave de bateau romain à dolia, soit un véritable "pinardier" qui transportait du vin en vrac dans de grosses jarres de 2 000 à 3 000 litres – les dolia – disposées à poste fixe au centre de la coque. Bien qu’elle ait vraisemblablement souffert d’une activité de chalutage, l’épave a conservé au moins 3 dolia intacts, très peu d’amphores (des Dressel 2-4 de Tarraconaise) ainsi qu’une partie de sa coque en place.
L’intérêt d’une fouille programmée est justifié par l’importance de cette épave qui s’inscrit dans la série des épaves à dolia découvertes en Méditerranée nord-occidentale. Ces épaves correspondent à des navires spécialisés dans le transport du vin en vrac dont l’activité commerciale, établie entre l’époque augustéenne et le IIe s. apr. J.-C., se situe entre l’Italie, l’Espagne et la Gaule.

L’opération est mise en oeuvre par Arkaeos, en étroite collaboration avec le DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) et avec la FFESSM.

La première campagne de fouille, menée en 2010, était essentiellement consacrée à l’étude architecturale de la coque. La bonne conservation de l’épave permet d’alimenter les problématiques posées par ce type de navire-conteneur : étaient-ils conçus et construits spécialement pour le transport des dolia, impliquant ainsi une architecture navale particulière ou, au contraire, s’agissait-il de navires de commerce de type habituel simplement aménagés pour recevoir les dolia ? Ainsi, avec une coque conservée sur au moins 8 m de longueur et 3 m de large et comprenant, encore en place, la quille, les premières virures de bordé et une vingtaine de varangues, l’épave Ouest Giraglia 2 offre l’opportunité unique de pouvoir apporter des réponses concrètes aux hypothèses formulées à propos de l’architecture de ces navires.

La seconde campagne de fouille avait pour objectif principal l’étude de la cargaison. Il convenait de déterminer le nombre exact de dolia et de doliola (dolia de plus petit module) et d’essayer de restituer leur mode de disposition au centre du bateau. Les opérations de 2011 ont révélé la présence de neuf timbres in planta pedis apposés sur l’épaule des dolia de l’épave. Ce corpus, le plus important retrouvé à ce jour sur une même épave, apporte de riches enseignements sur les acteurs de ce commerce de vin en vrac.

Si les deux campagnes sur le terrain sont achevées, les études post-fouilles sont encore en cours.